
Le Dayan Qi Gong est un système de Qi gong** très ancien – plus ancien encore que le taiji quan* . Il remonterait au IVe siècle ap. J.C et aurait été créé par Dao An. La majorité des pratiques ont puisé à cette source.
Transmis pendant des siècles, de maître à disciple, il s’est finalement ouvert au plus grand nombre grâce à madame Yang Meijun (décédée en 2002 à l’âge de 106 ans). Après la révolution culturelle en 1978, cette maitre en Qi Gong – 27ème dépositaire de la lignée – décide de rompre avec la tradition et de le diffuser plus largement tout en continuant à transmettre son savoir à son fils Chen Chuangang (28ème dépositaire). Actuellement, c’est le fils de Chen Chuangang, Chen Zhi (29ème de la lignée) qui poursuit la transmission.

Le Dayan qi gong est un système complet : martial, thérapeutique, méditatif, poétique. Un vrai pont entre la pratique du taijiquan* et du qi gong** . Un trésor. Il se pratique idéalement en plein air.
Il se compose de deux méthodes principales (méthode 1 et méthode 2) et d’une vingtaine d’autres. Les mouvements sont élégants, fluides, variés, spiralés, ludiques. Les méthodes comprennent de très nombreuses marches dont la marche circulaire du Ba Gua*** (Ba gua désigne les 8 trigrammes du Yi Jing, le livre des transformations, et de divination chinoise qui remonte à 10 000 ans (voir ci-dessous).
* Le TaiJi Quan (se prononce tai chi chuan) est un art martial interne. Sous une apparente lenteur de déplacement, ce Qi Gong guerrier, cache en réalité nombre de clés, coups de poing et coups de pied. Il faut une grande détente et des années de pratique pour faire jaillir une force subtile, où l’attaquant est toujours le perdant, à force égale.

*Qi Gong (se prononce tchi Kong) et TaiJi Quan sont des arts énergétiques qui se fondent sur les mêmes principes taoïstes. Les enchainements de mouvements s’inspirent du vivant et de l’observation des animaux. Les deux pratiques éveillent la sensibilité au vivant. Le pratiquant tire un grand bénéfice à les aborder l’une et l’autre. Le Qi Gong cultive la santé, l’intériorité et la connaissance de soi. A travers des mouvements conduits par le souffle, il allie corps et esprit. Les nombreuses pratiques qui entrent dans ce corpus apportent au fil des jours harmonie et vitalité. C’est un art de santé qui puise aux racines de la philosophie taoïste et de l’unité changeante Yin-Yang. Il faut aussi savoir que « Qi Gong » est un terme récent (adopté en 1949). Plus commode pour rassembler une multitude de méthodes, elles mêmes parfois incluses dans des systèmes. Citons le Da Yan (Qi Gong de l’Oie sauvage) (voir ci-dessous) et le Zhi Neng Qi Gong. [ image du symbole taoïste du changement permanent des choses. « Yin (noir) est ce qui va devenir Yang (blanc). Yang est ce qui va devenir Yin. » WANG BI ].
***BA GUA : D’après « ZHOU YI Commentaires du Yi Jing Intégral » de Zhou Jing Hong et Carmen Folguera, éditions You-Feng (diagramme de Fi xi du Ciel antérieur (1) diagramme de Wen Wang du Ciel postérieur (2). Les huit trigrammes : « Qian » Ciel / « Kun » Terre / « Li » Feu / « Kan » Eau / « Dui » Lac / « Xun » Vent / « Zhen » Tonnerre / « Gen » Montagne [photos @M.B. LNDL].


